Un marché du poker commun pour l’Italie et l’Espagne?

Depuis la fin de l’année dernière, il était question entre l’Italie et l’Espagne de procéder à un partage des liquidités. Le directeur de la DGOJ, la commission de régulation espagnole, a récemment attesté le fait que les deux pays latins pourraient se partager un marché commun d’ici la fin de l’année 2013. La France pourrait elle-même faire partie de ce vaste projet de coopération.

L’Italie et l’Espagne veulent partager leurs données

L’Italie et l’Espagne devraient partager leurs liquidités d’ici le début de l’année 2014. C’est ce qu’a exprimé le président de la DGOJ (Dirección General de Ordenación del Juego), l’homologue espagnol de l’ARJEL, le 28 février à l’occasion d’une conférence de presse. Si les représentants de trois pays européens s’étaient déjà rassemblés afin de partager leurs informations, chiffres et liquidités, le président de la DGOJ, M. Enrique Alejo, a confirmé les rapports étroits qu’entretiennent en ce moment l’Espagne et l’Italie et leur volonté mutuelle de partager leurs expériences.

« Avec ou sans la participation de l’ARJEL, le partage des liquidités entre l’Italie et l’Espagne sera quoi qu’il arrive effectif d’ici la fin de l’année 2013.»

La France pourrait elle-même faire partie de ce projet d’envergure ou pourrait tout simplement y être contrainte. En effet, devant le poids et l’insistance de ses deux voisins frontaliers, la France devrait naturellement cédé aux exigences de l’AAMS (Amministrazione Autonoma dei Monopoli di Stado) et de la DGOJ. On voit en effet mal l’ARJEL faire cavalier seul. Devant la volonté croissante des gouvernements d’harmoniser les lois en matière d’iGaming, la France pourrait être mal perçue en refusant un tel accord de partenariat. Avec ou sans la participation de l’ARJEL, le partage des liquidités entre l’Italie et l’Espagne sera quoi qu’il arrive effectif d’ici la fin de l’année 2013.

Une coopération qui ferait le bonheur de Poker Stars

En cas de collaboration entre l’Italie et l’Espagne, il apparait qu’un opérateur en particulier pourrait en tirer des bénéfices majeurs. Il s’agit de la firme Poker Stars. En effet, si Poker Stars.com représente la plus importante salle de poker à l’échelle mondiale, la réunion des noms de domaine espagnol et italien permettrait à l’opérateur de jouir d’une deuxième salle de poker en ligne d’envergure. Déjà à l’heure actuelle, nos sources démontrent que Poker Stars.it et PokerStars.es occupent respectivement les sixième et septième rangs en matière d’affluence de joueurs.

Inévitablement, les autres opérateurs évoluant actuellement en Italie et en Espagne pourraient vivre des jours sombres. Cela sera notamment le cas de Full Tilt Poker, qui espérait se relancer sur le marché européen depuis la catastrophe du Black Friday. La salle de poker qui est active depuis 2004 pourrait donc dire définitivement adieux à la gloire et à la notoriété. Autant dire que la fusion des ressources entre l’AAMS et la DGOJ est susceptible d’entraîner des répercussions d’ordre économique et pourrait bouleverser l’équilibre du marché du poker en ligne européen.